Réintégration : comment s’y prendre ?
La législation modifiée relative à la réintégration des personnes en congé de longue maladie est entrée en vigueur le 1er janvier 2026.
Nous avons déjà résumé la législation modifiée dans le Codex sur le bien-être au travail dans cet article de blog. Comment mettre en œuvre cette nouvelle réglementation dans votre entreprise ?
Tout d’abord, il est important qu’en tant qu’employeur, vous disposiez d’une politique claire en matière d’absentéisme. Cette politique définit des accords et des mesures clairs en cas de maladie d’un employé. Elle comprend :
- la politique collective de réintégration : elle vise à prévenir l’absentéisme des employés et à définir la manière dont le retour au travail après une maladie peut être abordé ;
- la politique d’absentéisme active : elle définit la procédure à suivre lorsqu’un employé est absent. Cette politique d’absentéisme active doit être intégrée dans le règlement du travail.
Pour éviter l’absentéisme, il est important de miser sur la prévention. Les personnes de confiance, les médecins du travail et les conseillers en prévention peuvent jouer un rôle à cet égard. Veillez à ce que les employés connaissent ces personnes de contact et sachent comment les joindre. Un travail adapté peut également contribuer à éviter l’absentéisme.
Si un employé est tout de même absent, veillez à rester en contact avec lui. Lors de ces contacts informels, vous pouvez évaluer si un parcours de réintégration (formel ou informel) est nécessaire. Si tel est le cas, une visite doit être prévue avant la reprise du travail. Si la situation n’est pas claire, demandez une évaluation du potentiel de travail. Avec un travail à temps partiel ou adapté, il existe souvent de nombreuses possibilités de retour au travail. Si le retour n’est pas possible après un ou plusieurs parcours, vous pouvez faire évaluer si l’employé peut être licencié pour cause de force majeure médicale. Cela est possible à partir de 6 mois d’incapacité de travail, mais gardez à l’esprit qu’il s’agit d’une procédure lourde tant pour l’employé que pour l’employeur. Miser sur la réintégration est souvent un meilleur investissement.
Sources :
- Moniteur belge
- Mensura