Le bien-être des conseillers en prévention
Dans son mémoire de fin d’études en tant que conseillère en prévention de niveau I, Karolien Drexeler a étudié la situation professionnelle et la motivation des conseillers en prévention.
Les conseillers en prévention s’engagent pour le bien-être des employés, mais leur propre bien-être passe souvent au second plan. Drexeler a interrogé 169 conseillers en prévention via un sondage sur LinkedIn, sur la base de la théorie de l’autodétermination (Deci et Ryan) qui repose sur trois besoins psychologiques fondamentaux, à savoir l’autonomie, l’appartenance/l’engagement et la compétence. Cette théorie postule que lorsque ces besoins fondamentaux sont satisfaits, les employés sont plus motivés et plus résilients. L’inverse serait également vrai: le risque de démotivation et d’épuisement professionnel augmente lorsque ces besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits.
En termes de motivation, l’enquête a donné les résultats suivants:
- accompagner ses collègues;
- partager ses connaissances;
- donner des conseils qui conduisent à des améliorations visibles.
En revanche, les frustrations suivantes sont également mentionnées:
- une administration qui semble excessive;
- élaborer des conseils dont on sait d’avance qu’ils ne seront pas suivis;
- le sentiment de toujours jouer le rôle de policier;
- manque structurel de soutien au sein de l’organisation;
- rôle peu clair;
- pression de travail chroniquement élevée;
- se heurter à des limites pour régler les choses.
Chez un répondant sur cinq, ces éléments ont conduit à un burn-out. Etant donné qu’il s’agit d’un chiffre assez élevé, Drexeler affirme qu’il ne s’agit pas d’un problème individuel, mais d’un problème qui doit être abordé de manière structurelle.
Sources:
- Prévention et intérim
- HR Academy