Hantavirus
En avril et mai 2026, plusieurs personnes sont décédées à la suite d’une épidémie d’hantavirus sur le paquebot néerlandais MV Hondius, dans l’océan Atlantique Sud.
Les hantaviroses, responsables de pathologies appelées hantavirus, évoluent de manière plutôt bénigne en Eurasie, avec de la fièvre, des maux de tête, des nausées, des hémorragies, suivies de troubles de la fonction rénale. En Amérique du Nord et du Sud, l’évolution est plutôt grave, voire mortelle dans la moitié des cas, en raison de troubles cardiaques et pulmonaires.
La transmission de cette zoonose, qui se transmet des rongeurs à l’homme, se fait par inhalation d’aérosols contenant des particules virales en suspension. Ces particules proviennent des excréments, de l’urine et de la salive des rongeurs (souris, rats). Les morsures de rongeurs peuvent également, dans des cas exceptionnels, être à l’origine de l’infection. Les contaminations surviennent principalement dans un contexte récréatif et professionnel, dans des zones d’habitation spécifiques (à l’orée d’un bois).
Ce n’est que pour les hantavirus de type andin en Amérique du Nord et du Sud (principalement au Brésil, au Chili et en Argentine) qu’il existe des arguments solides indiquant que le virus est transmissible d’homme à homme.
Le docteur Wim Van Hooste, conseiller en prévention et médecin du travail, fournit dans cette note explicative davantage d’informations sur, entre autres, l’histoire, la transmission, les tableaux cliniques, le diagnostic et la prévention.